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Posté par Jean-Baptiste Delphes | 5 mois

Mappy : les défis d’un géant couplés à une culture start-up

Véritable pionnier du web français, Mappy est encore aujourd’hui l’une des entreprises les plus innovantes du pays. Une option plus qu’intéressante pour les développeurs avides de défis de haut vol et de liberté.

Âgée de presque 30 ans, la société Mappy est indéniablement l’une des pionnières du web français. Toujours centrée sur son métier historique, cette entreprise connue de tous les habitants de l’hexagone s’est aujourd’hui réinventée. Sa longue expérience, loin d’être un poids, lui permet de séparer ce qui relève de la tendance ou de la lame de fond. 

« Notre héritage n’est absolument pas un poids, car notre mode de fonctionnement est extrêmement moderne et agile, organisé autour de feature teams. Nous ne cherchons pas à nous accrocher au passé, au contraire. Nous voulons garder un esprit pionnier, et nous continuons à avancer et à innover. Les mots d’ordre sont : Agile, Open Source et Continuous Delivery », raconte Cyril Morcrette, directeur technique de Mappy.

Il ajoute : « Si nous conservons notre orientation géographique, Mappy évolue désormais vers la recherche locale et le web-to-store. Nous offrons toujours la meilleure façon d’aller quelque part, mais ce quelque part n’est pas forcément une adresse. Notre ADN, c’est le déplacement plutôt que la carte, que l’on retrouve chez notre comparateur de déplacement multimodal, sur lequel les géants du mapping ne sont pas positionnés. Il capte plus d’un million de visiteurs par jour. »

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« Les mots d’ordre sont : Agile, Open Source et Continuous Delivery », raconte Cyril Morcrette, directeur technique de Mappy © JB Bonaventure

Culture tech et haut niveau technique

Avec une équipe technique de 65 personnes sur un total de 110, internes et externes compris, Mappy est sans conteste une entreprise à la culture très tech. Les métiers y sont multiples avec 8 équipes réparties entre front, back, mobile, datas, itinéraire, plan, géocodeur et qualité applicative. Si elle est un poids lourd dans son secteur, l’entreprise défend farouchement sa culture start-up.

« Bien sûr pour rentrer chez Mappy, il faut maîtriser les outils nécessaires au poste, mais il faut surtout être passionné, car nous travaillons dans un secteur très spécifique et très concurrentiel », explique Cyril Morcrette. Et de compléter avec honnêteté : « Ici les développeurs trouvent beaucoup de liberté, et la possibilité de toucher à tout et de se confronter à des défis de taille car le niveau technique est très haut. Pour les nouveaux venus, au début, c’est dur, mais ils montent naturellement en compétence, et c’est une chance... »

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© JB Bonaventure

Paroles de devs

Ni simple rouage d’un géant, ni limité par la taille d’une start-up classique, donc ? C’est ce que nous avons vérifié auprès de Xavier, 37 ans, développeur iOS et Scrum Master de l’équipe iOS, et Grégory, 36 ans, développeur Web et « technical leader » de l’équipe Web.

Dev Mag : Sur quelles technos et missions travailles-tu ?  

Xavier : Je travaille principalement en Objective-C et en Swift pour le développement iOS. Je suis également amené à travailler en C++, en Python et en Ruby, dans une moindre mesure. Je développe les nouvelles fonctionnalités des applications iPhone et iPad Mappy qui seront livrées sur l’AppStore. Nous développons également un framework d’outils cartographiques, similaire à ceux proposés par Apple ou Google, utilisés dans les produits Mappy et dans ceux de nos clients.

En tant que Scrum Master, je fais le lien entre les Product Owners et l’équipe de développement, je facilite le travail du reste de l’équipe et je m’assure que le process agile est compris et appliqué par tous.

Grégory : J’ai d’abord rejoint l’équipe Web en tant que développeur. Plus tard, j’ai endossé le rôle de technical leader que je vois comme celui d’un facilitateur technique : débloquer mes collègues en cas de besoin, organiser des réunions d’échanges techniques et organiser les futurs chantiers d’évolutions ou de refactoring. Enfin, je veille surtout à ce que chaque membre de l’équipe puisse s’exprimer et proposer des idées avant qu’on décide de façon collégiale de le généraliser ou non.

À quoi ressemble ta journée-type ?

Xavier : La journée commence par un stand-up sur l’avancement des tâches que l’on doit réaliser pendant l’itération en cours. Puis, mon temps se divise entre le développement des nouvelles fonctionnalités, la préparation et la tenue des différentes cérémonies du process agile, ainsi que des réunions pour synchroniser le travail des différentes équipes intervenant sur les produits Mappy.

Grégory : À mon arrivée, je jette un oeil à notre écran de monitoring qui contrôle les audiences et les erreurs en production des jours précédents, l’état des tests sur chaque environnement, l’état des jobs jenkins, etc. S’il y a des erreurs, soit j’investigue rapidement, soit je mets un post-it au board pour investiguer plus longuement.

Ensuite, je prends la prochaine story, tâche ou bug depuis le board (ScrumBan). À 10h15, nous faisons notre stand-up d’équipe – il existe aussi des Scrum Of Scrum où chaque équipe a un représentant – puis nous continuons nos développements.

Pourquoi est-ce que tu es venu bosser dans cette boîte plutôt qu’une autre ? Qu’est-ce qui t’a plu ici ?

Grégory : Ce qui m’attire chez Mappy, c’est le fait de travailler sur l’un des plus gros sites français, avec plus d’un million de visites par jour. Par ailleurs, les équipes techniques sont complètement libres des technologies qu’elles mettent en place, tant que cela n’impacte pas négativement ni la fiabilité, ni des régressions fonctionnelles, ni la performance. Bref, l’équipe web est responsable du site web, sans influence externe, ce que j’apprécie énormément.

Enfin, je trouve que c’est le premier endroit où l’on investit vraiment dans la qualité du logiciel. J’entends par là que l’entreprise accepte le fait que nous passions une part non négligeable du temps à refactorer le code pour le simplifier, ajouter des tests automatisés ou fiabiliser le code là où ailleurs nous n’aurions jamais le temps de « bien faire les choses ».

Mappy est aujourd’hui surclassé en popularité par des outils comme Google Maps. C’est un facteur de frustration ou au contraire un vecteur de défi pour toi ?

Xavier : Non, pas de frustration, car Google Maps a des moyens considérablement plus importants que Mappy, il est donc normal qu’ils soient plus complets et plus utilisés. Cela donne au contraire un axe de réflexion : comment se différencier ?

Grégory : C’est effectivement frustrant d’un côté, mais c’est aussi très valorisant de se « battre » contre des entreprises qui ont un budget infiniment supérieur au nôtre. C’est extrêmement motivant de voir que l’on assure les mêmes fonctionnalités, et même que l’on innove sur d’autres sujets face à ces géants.

Qu’est-ce qui rend cette boîte différente des autres pour toi ?

Xavier : Mappy est, de loin, la société où je suis resté le plus longtemps, et ce grâce à mon intérêt pour les sujets liés à la cartographie, mais aussi à la bonne ambiance générale. Enfin, il y a le très bon niveau technique de mon équipe, la stabilité et les possibilités d’évolution qu’offre le groupe.

Grégory : Pour moi, c’est une boite « tech » dans le sens où les développeurs sont entendus et on leur mot à dire, et « agile » dans le sens où l’on cherche perpétuellement à s’améliorer.

C’est aussi une structure qui, selon moi, a la bonne taille : elle est assez grande pour permettre de réaliser de beaux projets sans tomber dans la structure trop grosse avec trop de hiérarchie où il est difficile de changer.

Quid de la culture d’entreprise, des locaux, d’activités en dehors du boulot  ? Peux-tu me décrire cela ? Est-ce que c’est important pour bien bosser ?

Xavier : Des apéros et des soirées organisés régulièrement permettent de discuter avec les gens avec qui on ne travaille pas au jour le jour.

Grégory : Il y a une très bonne ambiance entre collègue et on échange souvent avec les autres équipes. Des Map’éro sont organisés tout au long de l’année et permettent de discuter avec les personnes avec qui nous ne travaillons pas actuellement. Sinon, nous avons emménagé dans des locaux tout neuf l’année dernière avec plus d’espace que précédemment et une belle vue.

Le chômage est presque inexistant chez les développeurs. Qu’est-ce qui te fait rester ici ?

Xavier : La société offre un très bon compromis entre la liberté dans ma manière de travailler, et l’industrialisation des process de développement et de déploiement.

Les choix techniques ne sont pas imposés par le management, c’est à l’entière responsabilité des développeurs.

Grégory : Pour moi, c’est le fait de travailler pour un site à fort trafic, avec toutes les contraintes et défis que cela entraîne, ajouté à l’autonomie dont dispose l’équipe web du côté des technologies.

Pour finir, qu’est-ce que tu dirais à un dev qui envisage de postuler chez Mappy ?

Xavier : On travaille sur beaucoup de technos différentes, que ce soit côté front  – iOS, Web, Android -, ou back – Python, Java, C++, base de données, etc. -, dans un process agile qui permet d’avoir pas mal de souplesse et de liberté dans notre travail.

Grégory : Mappy est une entreprise qui mérite que l’on s’y intéresse et dont on ne soupçonne pas l’excellent niveau technique. De plus, elle cherche constamment à s’améliorer et à aller de l’avant. Alors, si le domaine de la cartographie et du déplacement, l’agilité, les défis posés par un site à fort trafic vous parlent, postulez !