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Posté par Jean-Baptiste Delphes | 2 semaines

L’Argus, entreprise ultra technologique insoupçonnée

Connu de tous les Français pour sa cote de véhicules, l’Argus a mué depuis longtemps en une entreprise de services numériques liés au monde automobile. Une belle opportunité pour tous les amateurs de challenges techniques, notamment sur le Big Data.

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Quand on pense à l’Argus, c’est le plus souvent comme à un mot un peu ancien, une chose obscure pour bien vendre sa voiture. Rarement comme une société numérique faisant face à d’immenses défis technologiques. “ Nous sommes paradoxalement victimes de notre succès car nous avons une marque très forte – qui fête cette année ses 90 ans - qui, si elle est ancienne, est loin d’être vieillissante ”, explique Jean-Pierre Gauthier, directeur général du groupe Argus. Et d’expliquer : “ Et pour cause, nous nous sommes profondément renouvelés autour d’internet et du mobile. Nous sommes aujourd’hui une ancienne entreprise de presse devenue une entreprise digitale moderne qui emploie 250 personnes, contre 70 il y a quinze ans et qui vend, à côté de la Cote Argus, des sites internet dont certains fermés utilisés comme logiciels de gestion par la distribution automobile”.

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L’innovation constitue même une part essentielle de l’ADN de l’Argus. Sans remonter aussi loin que 1927, date de création de la cote automobile qui porte son nom, dès 1983, l’Argus est déjà l’un des services minitel les plus populaires de France après les messageries roses. En 1997, le groupe prend le tournant du web en lançant son site devenu aujourd’hui le 39e de l’hexagone en nombres de pages consultées, puis une rédaction “digitalisée” avec succès qui attire sept millions de visiteurs uniques par mois. Pas vraiment une vieille feuille de choux donc.

Une diversité technologique rare

Ne générant que 9% du chiffre d’affaires total, l’activité éditoriale ne pèse plus grand chose au sein du groupe. Ce sont désormais les activités de services numériques, répartis entre Paris, Nantes et Toulouse qui tirent la croissance. Tous métiers confondus, l’Argus emploie 70 informaticiens qui travaillent sur des sujets aussi larges que la mobilité (55% du trafic sur l’argus.fr), le parcours utilisateur, le référencement naturel, les algorithmes de la cote automobile ou la gestion des immenses flux de données captés chaque jour. Côté technos, difficile de toutes les citer tant elles sont nombreuses : Java, PHP, Angular JS, Node JS, Ruby, R, SAS, Shiny et autres.

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Une diversité qui se retrouve aussi dans les différents projets en cours à l’Argus et qui vont, selon Jean-Pierre Gauthier, de l’idée à creuser à des innovations qui seront mises en place très rapidement. Parmi ces projets, on peut notamment citer l’utilisation de la blockchain pour sécuriser et faciliter les achats de cote ou les transactions automobiles, la captation et l’exploitation de données au sein de la voiture connectée, “l’APIsation” de tous les produits du groupe ou encore la réécriture de l’outil d’élaboration de la cote et des valeurs de marché. Voulu dans un esprit “ultra moderne, proche de l’esprit minority report”, ce dernier projet n’a pas encore de techno assignée. Et pour cause, ce sont les développeurs qui seront recrutés pour le développer qui conditionneront ce choix.

De nombreux projets et d’immenses défis

Une ouverture technologique que confirment les dires de Mathieu Mille, Chief Data Officer de l’Argus : “Travailler dans une PME à l’écoute de l’évolution des technologies est un vrai plaisir”. Et d’ajouter : La porte de notre DG est toujours ouverte et il est à l’écoute de nos problématiques. C’est vraiment agréable par rapport au caractère protocolaire des groupes par lesquels je suis passé avant. Si nos dirigeants sont convaincus, tout peut aller vite ensuite.” Mais Mathieu est aussi venu – et resté – pour relever des défis. Et ce détenteur de deux doctorats en démographie et en urbanisme en a trouvés. “Beaucoup d’entreprises parlent de projets Big Data mais ne savent pas réellement ce dont il s’agit, ce qu’il en est. Nous, nous sommes au cœur de cette révolution, tout étant une PME à dimension humaine”.

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De son côté, Jean-Baptiste Ruscassié, architecte système à la DSI de l’Argus, évoque un autre type de défis, ceux qu’impliquent les grands événements du monde de l’automobile : “Nous avons un défi régulier, tous les 3 mois, lors des journées portes ouvertes qui ont lieu chez tous les concessionnaires automobiles de France, ou bien lors des salons comme le Mondial de Paris ou de Genève. Lors de ces événements tous nos outils sont très sollicités avec un trafic qui augmente chaque année. Ceci nécessite à la fois une haute disponibilité et de la performance sur les composants critiques.”

En quête de profils et d’idées

Pour résumer, opportunités et challenges sont grands au sein du groupe Argus. De même que l’ouverture aux idées nouvelles. Seuls les profils manquent. Jean-Pierre Gauthier résume : “Nous voulons des gens qui ont de l’audace, un haut niveau technique, un esprit collectif et une vraie appétence pour la veille technologique et la créativité. Des gens qui aiment ça et qui s’y intéressent même quand ils ne bossent pas, qui tiennent des blogs, qui participent à la communauté technique”. En échange, il promet des conditions de travail agréables, des projets motivants et du “fun sans stress”, sans la pression d’un groupe international ou d’un fond de pension. Jean-Baptiste Ruscassié évoque pour sa part le confort de la taille des équipes et l’intérêt de la diversité des technos.

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“Ce n’est même pas la peine d’être un fan de voiture”, conclut l’architecte systèmes, “Même si ça peut parfois aider à détecter des problèmes !”.