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Posté par Marion Guillou | 1 année

Cyril Mottier : le monsieur Android de Captain Train

Membre actif de la communauté Android et pionnier du développement mobile chez Captain Train, Cyril Mottier est un passionné à l'enthousiasme contagieux.

Il se définit lui-même comme un devsigner : mi-développeur, mi-designer. Passionné d’Android depuis le premier jour, Cyril Mottier a appris l’UX design sur le tas. Le 5 février dernier, il donnait au DevFestParis une conférence sur son expérience de Lead Android dev pour l’une des start-up les plus sexy du moment : Captain Train. Interview.

DevMag : Un mot sur le DevFestParis 2016 ?

Cyril Mottier : C’est la première fois que j’assiste au DevFestParis, mais je suis un habitué du DevFestNantes. J’adore cet event, car il permet de se familiariser avec beaucoup de techno (web, mobile, cloud) et de rencontrer des gens.

D’où te vient ta passion pour Android ? 

J’ai toujours aimé les environnements contraints. La preuve : j’ai commencé à développer sur des calculettes… Lorsque j’ai découvert Android, je finissais tout juste mes études. On était en 2008, Android sortait sa première version, je me suis donc tourné vers le développement mobile. Au départ, je touchais aussi à iOS, mais je n’ai pas du tout aimé la manière dont Apple (ne) communique (pas) avec les développeurs. J’ai préféré les interactions avec Google, ainsi que l’accès au code source d’Android qui m’a permis de m’épanouir sur la plateforme.

Si tu devais critiquer Android ?

Le point faible d’Android selon moi, c’est la faible cohérence de l’écosystème : Google a tendance à prôner X et à faire Y. À ses débuts, Android était aussi trop technique, pas assez tourné vers l’UX. Mais c’est corrigé depuis la version 4 : Android est désormais user friendly.

Parle-nous de ton investissement dans la communauté Android… 

Je me suis très rapidement engagé dans la communauté Android : que ce soit sur les librairies pour aider à uniformiser le design ; en talk lors de conférences telles que les DevFest et les DroidCon ; mais aussi sur mon blog où je poste régulièrement. Je suis passionné et j’ai le goût du partage : je le fais donc sur mon temps libre, sans être rémunéré. C’est aussi une bonne façon pour moi d’accéder à Google, de me faire connaître et puis, il faut bien l’avouer, il y a un peu d’ego dans tout ça.

Tu es Android Lead devsigner pour Captain Train : comment t’es-tu retrouvé dans cette aventure ? 

Je travaille à Paris tout en vivant à Nantes depuis déjà cinq ans : trois jours par semaine sur la capitale, le reste en télétravail. Je prends donc beaucoup le train. Il y a trois ans, j’ai découvert Captain Train (qui s’appelait encore « Capitaine Train ») en version bêta privée, et j’ai adoré le produit. Comme il n’existait pas encore d’application Android et que je commençais à m’ennuyer dans mon ancien job, j’ai postulé et j’ai été pris.

Qu’est-ce que tu préfères dans ton job ?

Quand je suis arrivée dans la boîte, on n’était que dix et j’étais le seul développeur Android. Tout était à faire : j’ai touché à l’ergonomie, au design, au marketing (pour driver le nombre de downloads), et même à la communication (auprès de Google pour que l’application soit mise en avant). Aujourd’hui, j’ai mon équipe Android, et je dois veiller à ce que le produit roule. Du coup, j’ai aussi un rôle de manager, et je dois dire que ce n’est pas le plus simple. L’humain est bien plus compliqué que la machine.

Comment vois-tu Android évoluer dans les années à venir ?

Le développement mobile arrive à son apogée. Android va être de plus en plus performant et ergonomique, mais je ne m’attends plus à de grosses évolutions.

Android mis à part, une autre passion technique ?

Même si j’ai déjà touché à d’autres langages, Java est ma seule expertise technique. À l’heure actuelle, je ne retrouve nulle part l’environnement contraint qui m’a tant plu aux débuts d’Android. Du coup, je commence à me poser des questions sur ce que je vais faire plus tard, car je ne suis pas vraiment emballé par le Physical Web (la grosse tendance du moment).

Quelles sont tes astuces de productivité ? 

Sans hésitation : les raccourcis clavier. Je me force à ne pas utiliser ma souris pour en connaître un maximum. J’utilise Android Studio : une IDE basée sur intelliJ, beaucoup plus avancée que Vim.

Enfin, quels sont les applications et les logiciels dont tu ne pourrais pas te passer au quotidien ?

Côté appli, j’utilise Keynote à chaque conférence. Côté logiciel, j’ai un énorme coup de coeur pour Affinity Designer, un logiciel pour Mac, que je décrirais comme une version light de Skecth. Une vraie révolution ! Simple, rapide, puissant : « give it a try » !

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